Rollin' and tumblin'

Publié le par Oyster

 De rives boueuses en zones industrielles à la dérive, de rêveries éveillées en monotones déambulations nocturnes, un même battement de coeur désaccordé, un même rythme dont les origines sont obscures, mais pour quelle postérité ! Pensez donc : une soixantaine d'interprètes, me souffle wikipedia, sans compter bon nombre de spectres esseulés, rivés à la même nuit, les mains crispées sur les mêmes cordes, pour pousser toujours la même jouissive chansonnette : de Minglewood Blues à Rollin' and Tumblin' - puisque c'est finalement ce titre que l'histoire a retenu -, en passant par If I had possession over judgement day, on pourrait s'y perdre, mais en fait, on se retrouve. Ci-dessous, ce que l'on peut considérer comme les deux premières pierres de l'édifice, respectivement posées par Gus Cannon (1928) et Robert Johnson (1936). Puis, au hasard, la version de Canned Heat (j'aurais pu tout aussi bien mettre celle de Muddy Waters, ou du Captain Beefheart, ou pourquoi pas de Bob Dylan), histoire de se sortir de cette longue nuit agitée... La forme change plus ou moins, le fond la déborde littéralement et ne manque jamais de m'éclabousser.

Minglewood Blues




If I had possession over judgement day

 

 



Rollin' and tumblin'

Publié dans Eaux boueuses

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Esther 04/11/2009 05:53


La classe quoi.